J’ai deux amours…

Cette semaine, j’ai joué au parisien.

Bon, en réalité, je joue toujours au parisien. Il paraît que ça a un rapport avec mon nom… Qui sait.

Bref, tout ça pour dire que j’étais à Paris avec une princesse, pour retrouver une amie, et deux, et trois, et la semaine fut bien chargée au final. Petit bilan, histoire de combler mon quota « culture » de ce blog.

Aujourd’hui, c’est formidable.

C’est formidable.

Aujourd’hui, pour savoir si un pays va mal, on s’en remet à Standard & Poor’s.

Aujourd’hui, la notation d’une dette publique par un organisme privé qui a montré ses limites plus d’une fois et qui cautionne de facto à fond les ballons le système ultracapitaliste actuel vaut plus pour se rendre compte que les choses vont mal que le simple fait que… ça va mal.

Aujourd’hui, le Président se déclare DRH du parti adverse.

Aujourd’hui, Gilbert Montagné se présente aux régionales. Enième people à se présenter pour l’UMP…

Aujourd’hui (mais c’est pas nouveau), l’Etat est le premier à ne pas respecter les lois.

Aujourd’hui, le débat sur l’identité nationale est parti complètement en vrille. Est-il déjà allé droit, d’ailleurs ? En assimilant immigration à Islam, en opposant ça à l’identité nationale, en justifiant les dérapages par un paternel « je le connais, c’est un bon gars, il s’expliquera… ». Mais oui, il y a toujours une explication. Tout comme il y a sûrement une explication au fait d’avoir confié ce débat à un ministère de la honte l’immigration, ce qui ne laissait absolument pas présager que le débat allait opposer identité et immigration. Non. Aucune chance d’avoir des dérapages, bien évidemment. Mais à quoi pensaient-ils, bon sang ? Je ne peux pas penser qu’ils soient cons à ce point. Alors quoi ? C’est dingue ! Et ils assument ! Cela dit, ils n’ont plus trop le choix maintenant… La « boîte de pandore », comme se plaisent à la qualifier certains journalistes, est ouverte.

Aujourd’hui, ce pseudo-débat de comptoir m’écœure plus que jamais.

L’homme est formidable.

Traumatisme et amour propre – The Dark Side of Lyon 2

Retombé sur cet article non publié, je le publie maintenant, non fini, car cela peut intéresser quelques personnes… Peut-être prendrais-je le temps de le compléter un jour… Qui sait !

Cet article a été rédigé en Juin 2009.

Quelle ne fut pas ma stupeur quand je me suis aperçu de cela. Lyon 2, fac « gauchiste » par excellence, n’est pas si gauchiste que ça : au détour d’un échange, on me dit qu’on n’inviterait pas, à un certain événement, un enseignant de Lyon 2.

Pourquoi ? Parce qu’un certain Faurisson y a enseigné.

« Quoi, mais c’est qui celui-là, c’est quoi le problème ? »

Après quelques recherches : Fabrisson, Robert de son prénom, est un universitaire né en 1929, ouvertement négationiste.

Seul article disponible sur lui, après recherche sur internet, et Universalis : wikipedia. Malgré toute la confiance que je peux lui attribuer, quand je vois écrit « négationniste » et « enseignant à Lyon 2″ côte-à-côte, je tique. Alors, je me dis, c’était dans les années 70, avant la scission Lyon 2/Lyon 3… Et la partie 79/90, ben en fait c’est à Lyon 3, et puis c’est tout. Et désolé pour le préjugé, mais Lyon 3 reste tout de même la faculté qui abrite le plus grand nombre de négationistes et de types de l’extrême-droite, pas besoin de vous refaire une liste.

Et bien, non, cet homme a bien enseigné à Lyon 2, jusqu’en 1990, après vérifications difficiles.

De là, une plongée dans les affres des enquêtes sur le négationisme, qui ronge le monde universitaire depuis les années 60, et tout particulièrement le monde universitaire lyonnais. Certains vont même jusqu’à parler de « spécificité lyonnaise ».

Comment faire la part entre tout cela ? Comment tirer la vérité au sein de telles affaires ? Lyon 2 assume-t’il cet historique difficile ?

Plusieurs éléments de réponse.

DADVSI et HADOPI ne suffisaient pas, voici le petit frère, LOPPSI (2) !

Qui a dit qu’une dictature n’était plus possible en France ?

Malheureusement, moi. Mais au vu des événements, et des lois qui passent en force, et même des lois tout court, on peut se poser la question. Voire même craindre la réponse.

Un article du Monde.fr présente la nouvelle loi Loppsi 2ème du nom, après celle de 2002.

Je vous résume l’idée : sans aucun contrôle, les flics pourront installer des mouchards directement via le réseau, qui pourront enregistrer et transmettre sans l’accord de l’utilisateur les données affichées ou saisies sur l’ordinateur. Un bon vieux cheval de Troie, mais légal.

De plus (parce que non, ce serait trop simple, là, trop peu de dérives sont possibles…), un fichier nommé « Périclès » va être créé, regroupant, toujours sous couvert de lutte contre la cybercriminalité (il faut bien trouver du miel lubrifiant pour faire passer le truc). Et ce fichier, tenez-vous bien, regroupe toutes les informations personnelles d’un citoyen : géolocalisation grâce à internet, cartes grises, factures, activités internet, etc. Si si.

C’est écrit (reproduit ci-dessous), avec plein d’autres trucs tout aussi réjouissants.

Un site (plutôt pas content de la loi…) regroupe toute l’actualité autour de cette loi : http://www.loppsi.fr/

Donc concrètement, même si on peut arguer que les solutions techniques sont —peut-être— loin d’être prêtes, mieux vaut débrancher ses ordinateurs du réseau, et sortir de la matrice. Revenez au bon vieux courrier postal. Ou regardez des solutions payantes de proxy qui permettent de naviguer assez anonymement, ou encore des systèmes comme Tor (que je ne connais pas mais qui parait prometteur).

Peut-être que ce sera la loi qui sonnera la mort du web, né d’un idéal de liberté pour tous. Encore une fois, tous les citoyens payent pour certaines dérives. Ou plutôt, encore une fois, le gouvernement utilise certaines dérives pour mieux justifier un arsenal répressif de plus en plus contraignant et dangereux pour les libertés individuelles.

Qui parlait de dictature ?